Dossier : La mondialisation
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Made in China, made in Germany, aujourd’hui les produits que nous consommons proviennent de tous les coins du monde. C’est le résultat de la quasi disparition des frontières, favorisée par la croissance des échanges entre les pays, les entreprises et les individus.
La mondialisation ne concerne pas uniquement l’échange de marchandises : on échange aussi des services, notamment financiers, et les TIC (technologies de l’information et de la communication) facilitent considérablement ces échanges internationaux.
Dans l’industrie aéronautique, Airbus, basée à Toulouse, est une entreprise mondialisée. En effet, Airbus compte plusieurs centres de production répartis dans 6 pays (Allemagne, Russie, Royaume-Uni, Espagne, France, Etats-Unis) et Airbus vend des avions partout dans le monde.
Dans les services, des entreprises comme Google ou eBay existent dans plusieurs dizaines de pays et ont des clients et utilisateurs de toutes nationalités.
La mondialisation a pour effet d’accroître la concurrence entre les pays et entre les entreprises. Elle rend également accessible à la consommation une offre de produits et de services très vaste, susceptible de répondre à des besoins multiples, à des prix très concurrentiels.
Grâce à l’ouverture des frontières, les entreprises peuvent faire le choix de s’implanter dans un pays étranger pour accéder aux matières premières et à la main d’œuvre locales à des conditions attractives. Elles s’ouvrent aussi à de nouveaux marchés.
C’est le cas d’Alstom qui construit des centrales de production d’énergie en Chine avec du personnel chinois, pour l’alimentation en énergie de la Chine.
La mondialisation ne fait-elle que des gagnants ?
La mondialisation peut également entrainer la fermeture ou le déplacement d’usines à l’étranger (délocalisation), lorsque les coûts de production y sont plus faibles. Nike a depuis longtemps fait le choix de l’Asie pour produire ses chaussures de sport haut de gamme, tout comme d’autres marques de sport.
A l’inverse, certaines entreprises misent sur l’innovation et la qualité pour contrer la concurrence de produits ou de services à bas prix. C’est le cas de l’industrie du luxe qui mise sur le label France pour afficher des prix élevés sans nuire à l’attractivité de ses produits (Dior, Vuitton, Chanel,…).
La mondialisation incite les entreprises à accroître leur compétitivité, à développer leur valeur ajoutée, c’est-à-dire à proposer des biens ou des services innovants, de bonne qualité et à un bon prix.
Rien n’est plus faux que dire que la mondialisation n’a pas d’identité. Si on faisait son portrait chinois, on pourrait dire que son mode de fonctionnement serait la libre concurrence et ses idéaux politiques seraient, de préférence, la démocratie et le respect des droits de l’homme.
La mondialisation est souvent perçue comme une menace, mais, sans elle, le prix de certains produits, notamment dans l’informatique, serait prohibitif. La concurrence internationale est bénéfique pour le pouvoir d’achat. On estime en outre que la croissance mondiale et le développement des échanges internationaux ont permis de sortir plus de 350 millions de personnes de la pauvreté.
Mais cette mondialisation nécessite des règles. La concertation entre les États et l’action des associations de consommateurs permettent, par exemple, d’imposer des normes sociales minimales dans certains pays en développement. Par ailleurs, l’OMC (Organisation mondiale du commerce) règlemente les échanges.
Autre conséquence surprenante de la mondialisation : elle renforce la quête des racines identitaires de chacun. On est citoyen du monde, Français et aussi, plus que jamais, Breton ou Auvergnat…
Le chiffre : 8 000 milliards d’euros, c’est le chiffre des exportations mondiales, l’Union Européenne réalisant 38% du commerce mondial, l’Asie 28% et les Etats-Unis 15%.
Sources : FMI, Douanes, DGTPE, Ministère de l’Economie et des Finances.
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